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Henri KLINZ

Pierre Conty : le tueur fou de l'Ardèche

Pierre Conty, 
le tueur fou de l'Ardèche

Lablachèrois de toujours, je me souviens de ce triste été 1977. L'été de mes 12 ans.
Enfant, dès que nous entendions la sirène des pompiers, nous avions l'habitude d'aller "aux infos". Renseignements pris, nous courions les transmettre aux parents et grands parents. Aux voisins parfois.
Ce jour là, les gamins que nous étions, n'en croyaient pas leurs oreilles... Pas plus que nos parents, grands-parents et voisins bien évidemment. 
"C'est à St André ! Des gendarmes se sont fait tirés dessus ! Il y en a un qui serait entre la vie et la mort."
Je me souviens des sirènes des pompiers, de celles des voitures de gendarmerie qui passaient sous nos fenêtres, route de la cave.
Je me souviens de l'arrivée de l'hélicoptère sur le stade de football. Je pense avoir reconnu le gendarme klinz qui en sortait. Je le vois encore aujourd'hui, courir penché pour éviter les pales et le souffle de l'hélico.
Sa silhouette nous était "familière" : on croisait souvent les gendarmes à l'époque.

Puis de l'annonce du second drame sur RMC.

Je me souviens des volets que l'on fermait tôt le soir.
Des gros titres du Dauphiné Libéré et de la presse parisienne. 
Des reportages d'André Griffon.
Quelques années plus tard, à La Jaujon, la place centrale du village, je me souviens du passage d'un long convoi de véhicules : des estafettes de gendarmerie et autres. 
Aves d'autres enfants du village, nous attendions le bus qui nous descendait au collège de Joyeuse
Tous les occupants de ces véhicules venaient de procéder à la reconstitution du drâme à Charru.. Furtivement, nous avions aperçu les complices de Conty.
Bref, je n'ai jamais oublié

En fuite, après avoir braqué le Crédit Agricole de Villefort, en Lozère, Pierre Conty et 2 autres malfrats, avaient croisés la route d'une estafette de gendarmerie, non loin de Lablachère, au quartier Charru sur la commune de st André Lachamp. Dany, jeune gendarme stagiaire avait été tué. Son supérieur, Henri Klinz avait pu éviter les balles et s'enfuir. Poursuivant leur course folle, les braqueurs, devenus tueurs avaient assassiné 2 paysans, le père et son fils, à proximité de l'église de Niègles. Un jeune agriculteur avait échappé de peu à la mort.
Conty et ses hommes vivaient dans des communautés de "hippies" en centre Ardèche. 
A son arrivée dans le département, il avait vécu et travaillé à Antraigues. (Hélène Terrisse, que beaucoup d'entre vous connaissiez a confiée à Klinz pas mal de souvenirs au gendarme Klinz).
Si ces comparses furent arrêtés et emprisonnés, Conty a réussit à s'enfuir. L'un de ses complices était défendu par l'avocat parisien Robert Badinter. Un événement à l'époque un grand avocat parisien plaidé au tribunal de Privas ! Certains se sont crus au spectacle parait-il.... Il écopa de quelques années de prisons. Le second complice aussi..
Conty, lui, a été condamné à mort par contumace en 1980.
Quelques mois avant l'abolition de la peine de mort....qu'a brillamment défendu Badinter quelques mois plus tard, devenu ministre de la Justice..

Conty aurait réussit à quitter la France. Il n' a jamais étais retrouvé par les enquêteurs. Mais l'ont ils vraiment cherchés ?

Henri Klinz, le gendarme raconte toute l'histoire dans son livre et pose des questions.... 

Marqué par ce fait divers, j'y fais une brève allusion dans le spectacle "J'ai rencontré un pays", tout comme je cite un autre fait divers ardéchois célèbre : l'Auberge rouge. Il se trouve que Klinz cite lui aussi cet autre fait divers de la montagne ardéchoise.

Vous pouvez vous procurer le témoignage d'Henri KLINZ en cliquant sur le livre (en fonction de sa disponibilité) :  Klinz